Une femme dans la tourmente

Souvenirs de Jeanne, une nazairienne sur le quai de la mémoire

Une femme déterre les souvenirs enfouis sous les décombres de sa ville de Saint-Nazaire, dévastée par la guerre. Elle évoque avec ses amies l’occupation, les bombardements, les privations, la résistance, la solidarité, la survie quotidienne ; la reconstruction, de la ville et de ses habitants. Des petites histoires dans la grande histoire, que 12 comédiens amateurs du quartier d’Avalix nous font revivre dans des scènes jouées au fil du monologue mené par une comédienne professionnelle.

La pièce brossera avant tout le portrait de trois femmes nazairiennes et d’un réfugié républicain espagnol, pris dans la tourmente de l’histoire, et celui de leur ville meurtrie, la dernière de France à être libérée. Et nous offre de partager, entre rires et larmes, la survie de héros ordinaires qui ont su préserver assez de lumière en eux pour vaincre l’obscurité de la guerre, se reconstruire et reconstruire leur ville.

 

Les personnages principaux :

Jeanne, couturière, la figure centrale de cette histoire, prise dans les tourments de la guerre et de l’amour. Louise, sa meilleure amie, institutrice, évacuée en 43 dans une école du Sud Loire. Etienne, son mari, soudeur aux chantiers, résistant puis déporté. Solange, la cousine délurée et intrépide, bonne à tout faire dans un hôtel réquisitionné par les allemands. Andrès et Ernesto, les républicains espagnols affectés à la construction de la base sous-marine, fuyant le régime de Franco pour tomber dans les griffes d’un autre dictateur. Julien, le frère de Louise, apprenti aux chantier, musicien à ses heures et futur syndicaliste. Marie, la petite sœur de Jeanne, évacuée avec tous les écoliers de Saint-Nazaire en 43. Et puis les compagnons de la reconstruction : Pierre, un voisin de braquement, Albertine, une commerçante, Francine, une militante investie dans une coopérative.

Et quelques autres restés à jamais dans leur mémoires - résistants, allemands, américains - évoqués au fil du récit.

 

L’écriture et la mise en scène s’appuieront sur un travail de documentation mené auprès des habitants, des archives municipales, de la Médiathèque Etienne Caux et de l’Ecomusée de Saint-Nazaire. Et, principalement dans la deuxième partie de la pièce consacrée à la reconstruction, sur les recueils de paroles menés auprès des habitants de la maison de quartier d’Avalix en mai et juin 2018.

 

Le premier acte évoquera l’occupation de Saint-Nazaire jusqu’à la libération de la poche, le second celle de la reconstruction.

La mise en scène sera ponctuée d’archives sonores, de photos et vidéos, d’intermèdes musicaux , de danses (scènes de bals )et d’au moins une scène de marionnettes.

Les représentations

Une représentation de la première partie de la pièce est prévue en mai 2019 au théâtre Jean Bart, dans le cadre de la restitution annuelle des séances de pratique artistique de la compagnie.

Compte tenu de la relation directe du projet à l’histoire locale et à ses habitants, une demande de partenariat est souhaitée avec le Théâtre de Saint-Nazaire pour une ou deux représentations publiques de la totalité de la pièce, durant la saison 2019-2020.  Avec le projet de diffuser ensuite la pièce dans l’agglomération à travers d’autres représentations.

 

Effectif concerné par le projet.

Plus de 60 personnes seront concernées par ce projet : 4 à la création artistique, 3 à la technique, 13 comédiens dont 6 en situation de handicap, 12 participants à la collecte de paroles. Une vingtaine de bénévoles, dont 5 participants à un atelier de costumes, 2 à la recherche de ressources, 3 à l’assistance de la mise en scène, et d’autres à l’encadrement à la logistique.

 

 

Les deux structures porteuses du projet participatif

La maison de quartier d’Avalix portera le projet dans le cadre de la politique de la ville, en mettant en avant le travail intergénérationnel et handicap-valide.

Elle a mis en place des ateliers de recueils de paroles auprès des habitants pour nourrir l’écriture de la pièce

Elle accueillera les séances de répétitions des comédiens amateurs dans le cadre des séances de pratique artistique de la saison 2018-2019.

 

L’association Banc Public assurera la création, la mise en scène et les répétitions, ainsi que la recherche de partenariats et soutiens financiers complémentaires.

Lauréate de la fondation SNCF dans le cadre de Faire ensemble avec nos différences, a pour mission d’ouvrir le théâtre à tous, sous formes d’ateliers centrés sur le théâtre et le mime, tout en favorisant les échanges entre les personnes handicapées et valides. Basée à Saint-Nazaire, elle assure également la création et la coordination de spectacles et de projets culturels inter-associatifs.